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Agressions sexuelles faites aux femmes : ce dont personne ne parle

Mis en ligne dans Hors-Habbo

Bonjour à toutes et à tous ! J’ai décidé, aujourd’hui et dans cet article, d’évoquer un sujet qui me tient particulièrement à coeur. Mais avant tout, j’ai trouvé nécessaire d’avertir le public quant au sujet déroulant ; mes propos, sans doute, pourront heurter la sensibilité de certaines personnes ici pour des raisons qui les concernent, cependant, je tiens à montrer mon incroyable soutien aux victimes, sachez que nous sommes, vous et moi, dans la même équipe, et que si, à la fin de cet article, vous ressentez le besoin de parler à quelqu’un, je me tiendrais à votre entière disposition sur discord (evaa#5747)

Le sujet que j’ai choisi d’évoquer dans cet article découle directement des agressions sexuelles faites aux femmes dans le monde, et plus particulièrement en France. Malgré les efforts de la société d’aujourd’hui à sensibiliser et à avertir la population féminine quant à ce genre d’événements, beaucoup d’entre vous (jeunes et “innocents” que vous êtes) n’ont sûrement pas conscience que ça n’arrive pas qu’aux autres. Dans l’espoir de ne pas vous voir penser ça comme moi il y a sept mois, je tiens, au travers de cet article vous donner une piqûre de rappel et quelques astuces qui pourront vous servir à vous mesdames (et vous aussi messieurs !) d’éviter au maximum qu’il vous arrive à vous ce qui arrive encore à beaucoup trop d’autres personnes à l’heure actuelle.

 

STATISTIQUES

Le 1er janvier 2020, une étude sur la population française a été faite, concluant ainsi la présence de 346 324 femmes sur le territoire français. Une autre étude a été faite, en 2019, évaluant le nombre total de femmes victimes d’agressions sexuelles entre 50 000 et 100 000  (ce qui nous donne un pourcentage maximum de 28%, soit un tier des françaises). Mais selon une autre enquête IFOP, 86% des femmes se plaignent d’avoir été victime soit de harcèlement dans la rue, soit d’injures, soit d’attouchements allant même jusqu’au viol pour certaines. Je n’ai pas besoin de vous dire que ses chiffres sont bien plus qu’alarmants.  Les études faites démontrent que les cas de viols (et de violences sexuelles) représentent un risque plus grand pour une femme âgée de 15 à 44 ans que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunit. En France, une estimation de 200 agressions sexuelles par jour a été faite, ramenant ainsi à 6 viols/tentatives de viols/attouchements par minute.

(Attention, je ne minimise en aucun cas les violences sexuelles faites aux hommes, j’ai conscience qu’il y en a, mais j’ai dirigé cet article sur celles faites aux femmes, bien plus récurrentes.)

CÔTÉ JUSTICE

Je pourrais me contenter de simplement poster cette image et ne rien ajouter car le graphique parle de lui-même, mais il y a certains points que je dois sans doute éclaircir :

- ce graphique met en images les verdicts des plaintes déposées par des femmes victimes d’agressions sexuelles.

- les “non-lieux” sont des affaires considérées comme “ne nécessitant pas de poursuites judiciaires

- les “classements sans suite” sont des affaires considérées par le magistrat du parquet comme “ne nécessitant pas de suites"

 - la correctionnalisation consiste à faire passer un crime comme délit et ainsi faire passer l’accusé devant le tribunal correctionnel et non devant la cour d’assises.

 - les “Assises” sont les affaires jugées comme des crimes.

En conclusion, 83% des affaires pour viols n’aboutissent pas à une condamnation de l’agresseur, ce qui est (beaucoup, beaucoup, beaucoup) trop.

 

PRÉCAUTIONS 

Après avoir commencé à vivre dans une grande ville comme Toulouse, j’ai rapidement rejoint l’avis de mes amies plus âgées qui disaient avoir peur de se balader seule le soir, de prendre le métro tard le soir toute seule etc, et j’ai aussi rapidement rejoint les 28% de victimes dont je parlais précédemment. La réalité est telle que j’ai été obligée, comme de (trop) nombreuses autres femmes, de prendre des précautions, et de faire attention à mes façons de me comporter, de me balader etc, dans des situations où je me retrouvais seule. De ce fait, je vais m’empresser de vous partager quelques conseils que je vous invite à très rapidement prendre en compte : 

  • Votre sécurité (à l’égal de votre vie) n’a pas de prix, n’hésitez pas à investir dans des bombes lacrymogènes (port légal et libre quand elles sont inférieures ou égales à 100ml) que vous glisserez dans votre sac ou même dans votre poche.
  • Dormez chez un ami ou faites vous raccompagner après vos soirées, vos chances de vous faire agresser en étant à plusieurs et moindre qu’en étant seule.

  • Plusieurs vidéos tutorielles de techniques de self-défense sont disponibles sur internet et vous permettront ainsi de connaître des gestes simples qui vous aideront sans doute d’échapper à une potentielle agression.

  • Téléchargez l’application Sekura. Elle dispose de 4 fonctionnalités très utiles ; un bouton sirène (fait retentir un bruit d’alarme très puissant), un bouton d’urgence (appelle un numéro d’urgence), un bouton de sonnerie (imitera un appel entrant) et un bouton de message (qui enverra un message prédéfini avec votre localisation à 3 contacts que vous aurez préalablement sélectionnés)

Peut-être que certains trouveront ça bête, mais il en va de la sécurité de vous tous qui lisez cet article. N’hésitez surtout pas à faire parvenir ces quelques conseils à vos proches, rien n’est de trop quand il s’agit de votre santé physique ou mentale. 

 

LE CONSENTEMENT

Parmi toutes les leçons de moral que je donnerai dans ma vie, celle-ci est sans doute la plus importante de toutes. Le consentement est tout bonnement l’action de donner son accord vis-à-vis d’un potentiel geste ou projet. Il est : 

  • volontaire : sans pression et menaces venant du partenaire,

  • clair : le silence n’équivaut pas à un consentement (ni les “non” que certains pensent être un “oui” dissimulé),

  • donné par une personne capable de consentir,

  • spécifique : il est donné à chaque étape, clairement,

  • rétractable : le changement d’avis est normal, vous avez le droit de mettre fin aux projets et actes auxquels vous aviez préalablement consenti.

 

Un acte fait sur une personne non consentante est une agression, peu importe la nature de l’acte. Mesdames, ne cherchez donc pas à justifier quelconques agressions par un potentiel “flou” dans votre consentement ; si c’est flou, c’est non et votre partenaire se doit de respecter ça. 

La tenue, la façon qu’à une femme de se comporter, de s’exprimer, n’est en aucun cas un consentement “dissimulé”, tant qu’elle n’a pas donné son avis clairement, elle n’a pas consenti.

 

NUMÉROS D’AIDE

C’est à vous, les victimes et futures victimes que je m’adresse maintenant. De toute évidence vous n’êtes pas seules et vous ne le serez jamais. Je sais combien c’est difficile, mais on parle là de votre santé et de votre guérison. Vous vous sentez coupable ? Vous ne l’êtes pas. Rien, absolument rien, ne justifie les agressions sexuelles dont vous avez été victimes, malgré les opinions des autres ; vous êtes libres. Libres de vous habiller comme vous voulez, de vous comporter comme vous le désirez, de vous balader où bon vous semble. À l’égal de tout le monde vous méritez que l’on vous respecte, votre corps est à vous, et vous seule décidez de ce que vous en faites.

Ci-dessous je vous pose donc quelques numéros d’aide que je vous conseille de tout mon coeur d’appeler (quand vous serez prêtes) :

  • Viol femme information : 0800 05 95 95 ( ligne d'écoute gratuite et anonyme du lundi au vendredi, de 10h à 19h pour les victimes de viols et d'agressions sexuelles).

  • Aide aux victimes : 116006 (numéro gratuit ouvert 7 jours sur 7 de 9h à 19h, 365 jours par an).

  • Violences femmes : 3919 (gratuit et anonyme, ouvert du lundi au samedi de 9h à 19h).

 

Ces lignes auxquelles j’ai moi-même eu recours sont des lignes directes vers des personnes à l’écoute et bourrées de bienveillance qui vous accompagnera aussi longtemps que vous en aurez besoin.

C’est ainsi que je termine mon article. Par rapport aux fois précédentes, je ne m’excuserai pas de la longueur de ce dernier, j’estime n’avoir rien dit en trop mais j’estime notamment tout ce que j’ai dit nécessaire à la bonne compréhension du sujet. 

 

Je tiens une dernière fois à rappeler que personne ne doit être privé de ses droits fondamentaux mais aussi que personne n’est au-dessus des lois ; elles sont les mêmes pour tout le monde. 

Je tiens à remercier les nombreuses personnes qui m’auront permis de rédiger cet article, on se retrouve très bientôt, 

À très vite, 

 

Rebecka, rédactrice.

Commentaires

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Steve,

Très bon article ! 👏
Peake,

Cet article est juste énorme. Merci à toi Rebecka ! :)

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